Pendant le mois d’août, ND vous propose de (re)lire le meilleur de l’année
« Deux manières de briller: rejeter la lumière ou la produire ».
Paul Claudel
Loris Chiapparo n’est pas un photographe professionnel. Mais il a du goût. Ses photos sont simples et gaies. Il concentre ses efforts sur la beauté esthétique. Pas de recherche de sens profond ou d’insinuation douteuse. On apprécie la douceur des instantanés urbains et ruraux comme on apprécie une bonne bière avec une belle brune : sans se poser de questions. Les émotions représentées sont calmes et pleines de swag : une lassitude béate, une allégresse désenchantée, une détente générale.
Le fait que le photographe soit un simple amateur met l’accent sur un point important : faire des photographies esthétiques n’est pas réservé aux génies qui font carrière dès leurs 12 ans. Il s’est choisi quelques modèles, quelques endroits, et une certaine façon de capter la lumière.
Le coté technique des clichés du photographe belge retient néanmoins l’attention. Il joue avec la lumière de façon surprenante. La retouche est sans doute de mise, mais ici, elle améliore le rendu. Ce sont des photos à déguster.
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