Attiré par l’image et passionné de cinéma depuis tout petit, Damien Wake, photographe artiste et graphiste de profession, est un touche-à-tout qui manipule habilement l’image selon son but.
Chanteur dans un groupe de rock, il devient graphiste, travaillant pour des groupes de musique ou des maisons d’éditions, il réalise et conçoit des pochettes d’albums et des couvertures de livres. Depuis maintenant trois ans, il se lance dans la photographie et explore deux concept qui caractérisent son univers, le surréalisme et le réalisme.
Ses outils ? Un Nikon D3000 mais aussi un Polaroid et un Diana afin d’obtenir un aspect brut, rétro et sale bien loin des clichés numériques et aseptisés.
Pour le surréalisme, il place ses modèles sur fond neutre, qu’il intègre ensuite dans un décor entièrement virtuel, il aime mettre en scène ses personnages dans des situations totalement décalées, étranges dans lesquelles règnent le vide où les objets prennent parfois vie pour nous empêcher d’avancer. Ces images sont une sorte de métaphore, d’expression de sentiments personnel qui représente la solitude et les ravages du temps.
Quant au réalisme, il place ses modèles dans des lieux qui semblent désolés, loin de tout. Il imagine des histoires qui vont au delà de la photographie, dans le but que le spectateur ait envie de comprendre ce que pense le personnage, quelle est sa vie, ce qu’il se passe à l’instant même dans cette photo. À Los Angeles, il photographie ses rencontres, leurs regards vides jamais fixé sur l’objectif se dirigeant vers l’imaginaire toujours avec la volonté de donner envie de suivre ces personnages et de savoir ce qui se passe au-delà des limites imposées par les images. Un livre naît de ses clichés : Los Angeles, Broken souls.
« Réaliser un livre de photographie sur les sans abris était pour moi un projet de longue date, en effet montrer les Etats-Unis sous un angle plus réaliste était pour moi nécessaire, la télévision et les médias ne renvoyant qu’une image fausse de ce grand pays.
Los angeles était la destination parfaite pour illustrer mon projet, cette ville que le monde voit comme un Eldorado, capitale du cinéma, du divertissement et de la luxure voit chaque nuit environ 40 000 personnes dormir dans la rue dont une partie sont des familles entières.
Il travaille actuellement sur son premier roman et un court métrage se profile à l’horizon. A partir du 1erjuin 2012 au 46 rue des moines 75017 à Paris, il rassemble tout ses clichés, nous invitant ainsi à plonger dans son univers.
Retrouvez tout son univers sur son blog
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